lundi 15 juillet 2013

Prendre de la Hooters

Hooters... Un concept qui, sans doute, n'existe qu'aux Etats-Unis. On est en mars 2011, je pénètre avec deux amis dans ce "restaurant" où les serveuses ont des formes généreuses niveau décolleté. La suite est mémorable.

"En cette journée de la femme, je tenais, dans un noble souci d'information, à vous parler d'une chaîne de restaurants locale, j'ai nommé Hooters ("chouette" et aussi "nichons" en anglais d'ici).

Pour ceux qui ne connaissent pas (en gros, les heureux vivants hors des USA), je vous conseille d'aller faire un tour sur leur site Internet.

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Je sais, on a du mal à détacher son regard de cet amoncellement de saine nourriture aux couleurs criards. Si Hooters n'existait pas, il devait y avoir un Américain pour l'inventer. Ce qui fut fait, pour la petite histoire en 1983, à Atlanta, patrie d' "Autant en emporte le vent", de Coca-Cola et de CNN.

Mais revenons à nos tétons... Euh... à nos moutons. Comme vous l'avez -peut-être- remarqué, la particularité de la chaîne est la plastique des serveuses. Mini-short orange, tee-shirt blanc orné d'une chouette (qui possède deux énormes YEUX) et une paire de seins conséquente.

Chaque femme employée doit signer un contrat stipulant :
- "Pour mon travail, je dois porter l'uniforme Hooters."
- "Pour mon travail, je dois dialoguer et divertir les clients."
- "Le concept de hooters est basé sur l'emploi de filles ayant du sex-appeal et l'ambiance de travail est joyeuse et communicative."
- "Je ne trouverai pas mon travail intimidant, l'uniforme inconfortable, l'environnement du restaurant hostile..."

...

La devise informelle a beau être "come for the wings, stay for the boobs" ("venez pour les ailes de poulet, restez pour les nichons"), les ailes de poulet n'ont aucun intérêt. Je ne parle pas pour moi, j'ai pris une salade tout ce qu'il y a de diététique.

En revanche, les trois amis avec lesquels j'avais accompli le pèlerinage étaient déçus par les "wings". Les bières étaient tièdes, les feuilles de salade donnaient l'impression d'avoir été mâchées à foison.

Et pourtant, ils ne sont pas dégonflés, chez Hooters.



"Vous ne trouverez pas de nourriture comme ça à Paris", proclame l'affiche.

Trois murs étaient recouverts d'un lambris qui semblait en plastique... Le quatrième, derrière un pseudo-bar, était formé, du sol au plafond, de rouleaux de Sopalin.

Bref, nous sommes sortis de là vaguement déprimés (pourtant, j'avais fait des pieds et des mains pour y aller) et le ventre tourneboulé... Ah oui, j'avais oublié de vous dire, les jeunes femmes portaient des collants couleur chair.
C'est sans doute pour cela que la chaîne n'hésite pas à proclamer qu'elle est un restaurant familial.





2 commentaires:

  1. Eh bien, je ne suis pas d'accord avec vous. :) J'espère que l'affiche a raison et qu'on ne trouve vraiment pas de nourriture comme ça à Paris.
    Tout dépend de comment on interprète un slogan... ;)

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  2. @ Elsa ; d'accord avec vous... Quoique, en cherchant bien, à Paris, on peut trouver de fort mauvaises ailes de poulet grillées... C'est vrai que les Américains sont amateurs de slogans plus insensés (pour nous, Européens), les uns que les autres...

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