jeudi 13 juin 2013

Le dico de la cuisine



Depuis que notre chère tête blonde veut faire de la cuisine (ou de la pâtisserie) son métier, nous suivons les émissions télé culinaires. Il faut dire que, jamais, nous ne les regardions en streaming, lors de notre séjour américain, car les escapades  gourmandes de Mr Petitrenaud étaient, par dieu, trop déprimantes pour nos palais privés des saveurs françaises.

Allez manger un taco ou une improbable salade au goût de vaisselle après la promenade télévisuelle de ce monsieur, en Alsace, et qu’il vous a fait saliver une demi-heure sur les baeckeoffe, et les kouglofs…

Mais je m’égare… Nous regardons donc les « Top chef », « Masterchef », «Cauchemar en cuisine » (directement inspirée d’une emission de food network, mais en moins bien…), et « Le meilleur pâtissier ». 

C’est ainsi que nous apprenons que la mode s'est emparée des vieilles locutions que les américains nous piquent régulièrement !

La cuisine se doit d’être « maline », et les plats « gourmands ».
Les aliments offrir  de  « la mache en bouche » (non je ne parle pas de la salade!)
La crème rendre un plat « généreux ».
Une vulgaire salade composée offrir « un différentiel gustatif ».

Les brunoises, juliennes et autres termes techniques jettent les candidats dans des abimes de perplexité… Il fallait voir la tête des pauvres cuisiniers du dernier Top Chef lorsque le jury leur demanda de tailler une pomme de terre « diamant ». 

Bref, nous assistons à la naissance d’un jargon culinaire télévisuel, bien loin des termes techniques qui firent les beaux jours de Julia Child. 

Comme cette locution désormais célèbre : "C’est de la cuisine maline, allô quoi ?!", geste à l’appui !

Taillevant, Oliver, Vatel ! Revenez ils sont devenus fous !

2 commentaires:

  1. Comme je ne regarde quasiment plus que TV5, je regarde donc Petitrenaud et effectivement, ca fout un peu le bourdon...
    :-)
    Bisous, Nath!

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