jeudi 20 juin 2013

Le régime qui fait du bien à la tête


Fin mars 2013, à Bruxelles. Depuis un an, je me sens gonflé, pas en forme, lourd pour tout dire. 

Bizarrement, c’est depuis notre retour des Etats-Unis que j’ai pris des kilos, pas là-bas. Il faut dire que j’ai arrêté le sport sur une performance mitigée au semi-marathon de Washington. 

Les projets pros lambinent, je gamberge, je laisse flotter les rubans.

Je grignote comme un écureuil replet. Plus que ça, c’est pas possible... Je craque à chaque oeillade d’une tarte au fromage, il m’arrive de céder à l’appel des frites. Le carré de chocolat devant une vidéo le soir se décline au pluriel. Bref, je profite, comme dit ma grand-mère   

Pas de régime hyper-protéiné
Et lorsqu’un soir, madame me lance, l’air de rien, du fond de la salle de bains : « Je trouve que tu as pris du ventre », je sais que l’heure est venue.
Que faire ? Je ne veux pas de régimes hyper-protéinés (et de ses carences) ni de ceux où l’on compte ses points. J’ai toujours été nul en maths. 
En découvrant sur Internet une vidéo d’Erwann Menthéour où il explique que le ventre plat, chez l’homme (et la femme) n’est pas qu’une question d’abdos (mais aussi d’intestins), m'intéresse bigrement. Une autre vidéo sur les cuisses finit de me convaincre.

Tout commence par une monodiète
Je rejoins donc la tribu des amateurs de Fitnext, une méthode de coaching en ligne. La première phase de quarante jours, pour détoxiquer son corps, propose une méthode de remise à plat des compteurs alimentaires. 
Après avoir répondu à une bonne centaine de questions sur mon rythme de vie, mes mensurations, mes comportements alimentaires, le site m’envoie mon programme de la semaine.
On commence par trois jours de monodiète, passés à manger un seul fruit, raisin ou pomme. Une phase bizarre où l'on sent son corps renâcler. Après, point positif, les menus sont donnés en fonction de notre objectif : perdre du poids, se remettre en forme ou gagner du muscle.
Comme je souhaite faire disparaître (entre autres) ce ventre bien avantageux, j’aurai droit à un maximum de légumes et de crudités. Plus de café, plus de Coca light (mon péché plus que mignon), pas de laitage ni de sucre hormis un jus de fruits le matin (à la centrifugeuse).

Du sport pour mincir
Autre composante de la méthode, essentielle à mes yeux ; le sport. Le site impose trois séances hebdomadaires, deux de gym et une de marche, de vélo ou de légère course. Pour moi qui souhaitais commencer en douceur une activité physique avant de pouvoir reprendre la course à pied, je suis servi. A coups de chaises, de pompes et de flexions, mon corps grogne, les muscles grincent puis s’habituent.
Les nuits sont plus tranquilles grâce à l’infusion de thym prise le soir (une purge, ce breuvage) et aussi aux nombreux dîners composés d’un seul légume. Nos repas de betteraves succèdent aux saladiers de carottes râpées et de fonds d’artichauts.
Peu ragoutant, me direz-vous ? Sauf que l'on peut manger à volonté. Et ça, c’est un point positif.  Un kilo de carottes à deux ne nous fait pas peur.

J'ai perdu du poids et gagné en confiance
Je ne vais pas mentir, j’ai été frustré durant les premiers jours en passant à côté d’une boulangerie aux odeurs entêtantes. On n’arrête pas comme ça des années d’accoutumance au sucre et consorts. Le reste, café et Coca light, a été jeté aux oubliettes comme une lettre à la poste.
Après six semaines, j’ai perdu six kilos, ce qui n’est pas négligeable. Mais, surtout, je ne regarde pas la balance tous les jours, je n’en fait plus pas une obsession comme les premiers temps.
Je vais essayer d’appliquer cet équilibre alimentaire pour toute la famille. Car je fais la cuisine en semaine. Rien que le fait de comprendre comment fonctionne notre estomac m’a destressé. Je ne suis plus sens dessus-dessous quand je n’ai pas de viande à proposer aux enfants. J’ai réussi à mener à bien un objectif, ce qui est toujours agréable. 
Bref, le régime m’a également donné du peps pour mes projets professionnels. Après le « corpore sano » va venir le « mens sano ».

1 commentaire:

  1. Bravo!
    Pour ma part, j'ai fait celui qui compte les points, le fameux WW, que je trouve très intelligent (et c'est le site en ligne qui compte les points pour toi), en tout cas il me convient.
    Plus que le désir de perdre du poids, c'était la nécessité de ré-équilibrer mon alimentation depuis NY : je ne mangeais pas le matin, ni le midi, je commençais à me nourrir vers 19 ou 20 h avec des grignotages-apéro, n'importe quoi! Mens insano!
    C'est donc bien le corpore sano qui m'a ramenée vers un mens sano également :)
    Moins 6 kilos dans la foulée aussi, tant mieux.
    Hauts les abdos!
    Ce coup-ci, j'interromps ma lecture de votre blog et je vais manger!
    bisous

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